Le blockhaus & la batterie Graf Spee

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Le blockhaus & la batterie Graf Spee 2017-08-10T14:21:10+00:00

Poste de direction de tir de la batterie Graff Spee

Le blockhaus où nous nous trouvons est le centre de commandement de la batterie d’artillerie de marine Graf Spee.

Il est composé de 2 plans types de blockhaus, reliés par un tunnel. Le niveau inférieur du type M151, affecté au cantonnement de la garnison en charge de la défense rapprochée du site. Les 4 niveaux supérieurs, du type S414, dédiés à la conduite de tir des 4 canons de 280mm positionnés à près de 1500 mètres à l’intérieur des terres. Dans cette partie : couchage pour les techniciens, salles pour les ventilateurs et groupes électrogènes, salles de calculs des coordonnées de tir et centre de transmission. Dans les kiosques supérieurs se trouvent des appareils de relevé des cibles : télémètre, goniomètre, correcteur de parallaxe.

Poste de direction de tir de la batterie Graff Spee

Le blockhaus où nous nous trouvons est le centre de commandement de la batterie d’artillerie de marine Graf Spee.

Il est composé de 2 plans types de blockhaus, reliés par un tunnel. Le niveau inférieur du type M151, affecté au cantonnement de la garnison en charge de la défense rapprochée du site. Les 4 niveaux supérieurs, du type S414, dédiés à la conduite de tir des 4 canons de 280mm positionnés à près de 1500 mètres à l’intérieur des terres. Dans cette partie : couchage pour les techniciens, salles pour les ventilateurs et groupes électrogènes, salles de calculs des coordonnées de tir et centre de transmission. Dans les kiosques supérieurs se trouvent des appareils de relevé des cibles : télémètre, goniomètre, correcteur de parallaxe.

Batterie Graf Spee

Brest est un port stratégique pour l’armée allemande. Il a vocation à abriter une partie des navires de la Kriegsmarine, et notamment ses cuirassés et sous marins pour des escales techniques. Dès juillet 1940, la construction de la batterie Graf Spee commence, afin d’interdire l’accès à la rade de Brest à tout bâtiment ennemi. Par sa taille et la puissance de son artillerie, il s’agira de la plus importante batterie du Finistère.

Sur une surface de 22 hectares, les 4 pièces principales, des canons de 28cm S.K.L/40, sont abritées dans des encuvements. Elles peuvent prendre à partie une cible jusqu’à près de 30 kilomètres.

En plus des 13 canons de défense anti-aérienne, la position articule sa défense rapprochée autour d’une dizaine de postes de mitrailleuses, 3 lance-grenades et un canon anti-char. A cela, il faut ajouter de nombreux abris bétonnés, comme une infirmerie, des soutes à munitions, des abris à personnel, une cuisine, un abri à eau potable et un abri radio. A la surface, de nombreuses baraques en bois sont habilement camouflées afin de tenter de tromper l’aviation alliée.
En 1944, les bombardements aériens s’intensifient, et la décision est prise de construire des casemates bétonnées pour protéger les canons. Une seule d’entre elles est achevée alors que les GI libèrent la Bretagne.

Batterie Graf Spee

Brest est un port stratégique pour l’armée allemande. Il a vocation à abriter une partie des navires de la Kriegsmarine, et notamment ses cuirassés et sous marins pour des escales techniques. Dès juillet 1940, la construction de la batterie Graf Spee commence, afin d’interdire l’accès à la rade de Brest à tout bâtiment ennemi. Par sa taille et la puissance de son artillerie, il s’agira de la plus importante batterie du Finistère.

Sur une surface de 22 hectares, les 4 pièces principales, des canons de 28cm S.K.L/40, sont abritées dans des encuvements. Elles peuvent prendre à partie une cible jusqu’à près de 30 kilomètres.

En plus des 13 canons de défense anti-aérienne, la position articule sa défense rapprochée autour d’une dizaine de postes de mitrailleuses, 3 lance-grenades et un canon anti-char. A cela, il faut ajouter de nombreux abris bétonnés, comme une infirmerie, des soutes à munitions, des abris à personnel, une cuisine, un abri à eau potable et un abri radio. A la surface, de nombreuses baraques en bois sont habilement camouflées afin de tenter de tromper l’aviation alliée.
En 1944, les bombardements aériens s’intensifient, et la décision est prise de construire des casemates bétonnées pour protéger les canons. Une seule d’entre elles est achevée alors que les GI libèrent la Bretagne.

En août 1944, l’armée américaine approche de Brest par le nord et l’est. Les 3 canons encore en cuves circulaires se retournent alors vers l’envahisseur et l’écrasent de ses obus de 240 kilos. L’état-major américain réagit rapidement et envoie ses troupes de choc pour prendre la position : les 2ème et 5ème Rangers, ceux-là même qui ont pris d’assaut la pointe du Hoc le 6 juin, en Normandie.
1300 GIs guidés et appuyés par 3000 résistants du nord Finistère entament la difficile progression vers la batterie. Les soldats américains pris sous le feu des canons de 280mm surnommèrent les obus « Choo Choo : la locomotive », à cause de la taille, du bruit et de l’effet de souffle impressionnant des obus passant au dessus de leur tête. La position est enlevée le 9 septembre 1944 après de violents combats qui coûtent la vie à 64 américains, 22 résistants, près de 300 allemands et plus de 60 civils.

Remerciements : Alain Chazette, Christian Moignez, Gerfaut 29, Gildas Priol
Photographies : Alain Chazette, NARA

En août 1944, l’armée américaine approche de Brest par le nord et l’est. Les 3 canons encore en cuves circulaires se retournent alors vers l’envahisseur et l’écrasent de ses obus de 240 kilos. L’état-major américain réagit rapidement et envoie ses troupes de choc pour prendre la position : les 2ème et 5ème Rangers, ceux-là même qui ont pris d’assaut la pointe du Hoc le 6 juin, en Normandie.
1300 GIs guidés et appuyés par 3000 résistants du nord Finistère entament la difficile progression vers la batterie. Les soldats américains pris sous le feu des canons de 280mm surnommèrent les obus « Choo Choo : la locomotive », à cause de la taille, du bruit et de l’effet de souffle impressionnant des obus passant au dessus de leur tête. La position est enlevée le 9 septembre 1944 après de violents combats qui coûtent la vie à 64 américains, 22 résistants, près de 300 allemands et plus de 60 civils.

Remerciements : Alain Chazette, Christian Moignez, Gerfaut 29, Gildas Priol
Photographies : Alain Chazette, NARA